Dans ce paysage intérieur se rencontrent matière, trace et silence. Sur une surface claire dominée par des nuances d’ivoire et de blanc, des éclats de rouge, de bleu profond, de jaune et noir surgissent comme des fragments d’une architecture en mouvement. Les lignes fines, les griffures et les empâtements successifs révèlent un dialogue entre spontanéité et structure, entre effacement et affirmation. La composition laisse apparaître des tensions verticales et des zones de respiration qui invitent le regard à explorer un espace à la fois poétique et mystérieux, où la couleur devient mémoire, énergie et émotion.